NEGOCIATIONS COMMERCIALES MULTILATERALES (NCM)

L'AGENCE AFRICAINE POUR LE COMMERCE ET LE DEVELOPPEMENT - 2ACD

  • Agence Africaine pour Le Commerce et le Développement
  • Nous suivre sur Facebook

Forum Social Mondial Dakar (Sénégal) 2011 : Compte rendu de la discussion du 9 Février portant sur l’OMC et le Cycle de Doha. Par Aliou NIANG

L’Agence Africaine pour le Commerce et le Développement (2ACD), Enda Tiers Monde et Alliance Sud ont animé ensemble une conférence sur la conclusion du Cycle de  Doha ainsi que sur la réforme de l’OMC.

Ouvrant la conférence, la représentante d’Alliance Sud, Mme Izolda Agazzi  souligne que le Cycle de Doha est dépassé, voir périmé. Elle ne voit plus la pertinence de la conclusion du Cycle de Doha. La raison avancée par Izolda pour justifier le dépassement du Cycle de Doha est qu’il ne gère pas les crises actuelles, n’apporte pas de solutions aux différentes crises, surtout la crise alimentaire qui secoue les Pays en Développement. L’OMC ne vise que la libéralisation des échanges, l’ouverture des marchés qui passe par la réduction voir l’annulation des barrières tarifaires et non tarifaires.

Le Dr Cheikh Tidiane Dieye, qui a représenté  Enda dans cette conférence, affirme qu’après dix ans de négociations,  le blocage du Cycle de Doha arrange les pays développés car tant que le Cycle n’est pas conclu, ces derniers vont continuer toujours à bénéficier de marge de manœuvre pour accorder des subventions à leurs producteurs, ce qui va continuer à fausser le commerce international.

Abordant la question relative à la réforme de l’OMC, Mr Aliou Niang qui a parlé au nom de l’Agence Africaine pour le Commerce et le Développement (2ACD), a affirmé que deux nécessités justifient largement  la réforme de l’OMC. D’abord, la réforme est une nécessité pour corriger les déséquilibres et les injustices nées de certains Accords de l’OMC.

L’Accord sur l’Agriculture  est plein d’éléments contraires à l’éthique de développement en procédant à une classification arbitraire des subventions et en les rendant licites. L’Accord sur les Aspects de Droit de Propriété Intellectuelle compromet le développement industriel et technologue de l’Afrique avec la suppression de l’obligation de procéder à l’exploitation industrielle de l’invention, une obligation qui existait dans l’Accord de Bangui. L’OMC assimile l’importation du produit à une exploitation industrielle.

L’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) est un frein pour la création et la survie des entreprises africaines en exigeant une ouverture des marchés et un traitement similaire entre fournisseurs de services nationaux et étrangers.

Ensuite, la réforme de l’OMC est une nécessité pour concilier les valeurs commerciales des valeurs non commerciales, des valeurs marchandes et non marchandes. Avec l’OMC, le marché, la concurrence prime sur toute autre considération alors que la plupart de ces Accords touchent directement les droits de l’OMC. Il en ainsi par exemple de l’Accord sur l’agriculture qui affecte le droit à l’alimentation, l’ADPIC touche le droit à la santé et l’AGCS affecte le droit à l’accès aux services de base. Selon Mr Aliou Niang, l’ignorance des questions non commerciales crée un conflit de valeurs à l’OMC.  2ACD  demande aussi l’ouverture du mécanisme de règlement des différends de l’OMC aux personnes privées pour mettre fin à la marginalisation des pays en développement dans le système. Enfin 2ACD demande que le Traitement spécial et Différencié qui se rapporte aux flexibilités juridiques accordées aux PED et aux PMA soit plus précis, plus contraignant et qu’il repose sur des indicateurs objectifs.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

  • CONFERENCE TOOLS
  • MESSAGERIE 2ACD